Teinture végétale (noix) & Projet 365 jours de filage au fuseau #semaine10

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Cette fois-ci, j’ai essayé la teinture avec des noix fraîches, par simple macération, sur mes petits écheveaux de la semaine :

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J’ai cueilli des noix encore vertes sur l’arbre, je les ai écrasées avec un marteau.

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J’ai laissé macérer jusqu’au lendemain dans une bassine en cuivre, avec de l’eau de la rivière. Puis j’ai mis mes écheveaux et j’ai laissé tremper ma laine pendant trois jours, en plein soleil.

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La laine s’est peu à peu colorée jusqu’à prendre une belle teinte : la couleur des noix sèches.

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(Filage du dimanche 2 au vendredi 7 août)

 

Teinture végétale : hibiscus, bois de santal, millepertuis…

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J’ai teint 3 nouveaux écheveaux en utilisant des bains que j’avais gardés de la semaine d’avant (thé, bourdaine, pommes de pin, clous de girofle), du millepertuis qui fermentait doucement dans un bocal depuis deux semaines et une décoction de fleurs d’hibiscus séchées.

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J’ai profité du bain d’hibiscus encore bien chargé en colorants pour teindre aussi du tissu qui me servira de base pour imprimer des feuilles.

Empreintes de feuilles et fleurs sur du tissu

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J’ai fait quelques essais d’empreintes de feuilles et fleurs, par cuisson puis fermentation, sur du tissu en coton, avant de les réaliser sur du feutre de laine.

J’ai commencé par mordancer très légèrement mon tissu avec un reste d’eau contenant de l’alun et de la crème de tartre. Je n’ai pas encore franchi le pas de l’eco-dying (ou eco-print)  qui consiste à réaliser des teintures totalement écologiques. Comme il s’agissait d’une eau de mordançage qui avait servi à préparer de la laine, je suppose que la dose d’alun restante était très inférieure à la quantité habituellement utilisée pour mordancer le coton. J’ai donc procédé à un second mordançage avec un reste de (vieux) fromage blanc pour « animaliser » le coton et le rendre réceptif à la teinture (bon, franchement, c’était un essai, une autre fois, je m’orienterai plutôt vers le lait de soja…en espérant que cela sente meilleur).

J’ai disposé ensuite mes végétaux sur le tissu :

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Tiges, feuilles et fleurs de rosier, quelques fleurs d’hibiscus et de delphinium séchées.

J’ai ensuite plié et saucissonné très fermement mon tissu. Je l’ai enroulé de feuilles et tiges de pommier.

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Je l’ai fait cuire à la vapeur pendant une heure.

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Puis je l’ai laissé dans un bocal rempli de végétaux et d’eau, avec un autre tissu plié, pendant une semaine.

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Pétales de roses, feuilles de pommier, feuilles de buddleia davidii, lavande…

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Et voici le résultat, une semaine après :

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Le tissu a été rincé, trempé dans du vinaigre de cidre, puis lavé.

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Ce n’est pas un tuto mais plutôt un compte-rendu d’expérimentation. Je ne sais pas comment vont tenir et évoluer les couleurs sur le tissu, avec la méthode que j’ai employée… Je suis dans une phase de recherches :-)…

Si vous souhaitez découvrir la teinture et aboutir rapidement à des résultats convaincants d’impression sur tissu, je vous conseille d’apprendre avec des personnes expérimentées, comme par exemple Marie-Hélène Vaurs qui propose des stages d’écoprint.

Couleur Garance propose également un stage qui me semble particulièrement intéressant, les 29 et 30 novembre 2014, consacré à l’utilisation du symplocos, un écomordant 100% végétal.

Livres sur la teinture et les plantes

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Je commence à avoir une intéressante collection de livres sur la teinture et les plantes.

Deux livres utiles pour reconnaître les arbres et les baies, que j’ai achetés d’occasion dans une sorte de caverne d’Ali Baba dédiée aux livres, la librairie « Histoire de lire » à Domme en Dordogne :

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Parmi mes livres sur la teinture, mes deux préférés sont le très pratique « Guide des teintures naturelles » de Marie Marquet, de format de poche, il est pratique à emporter avec soi. Il présente une grande quantité de plantes tinctoriales qui poussent en Europe et les différentes recettes pour en tirer le meilleur parti :IMG_3047b

et « Le monde des teintures naturelles » de Dominique Cardon, une vraie mine d’informations sur l’histoire de la teinture et les plantes les plus utilisées à travers le monde :

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Teinture végétale : un dégradé en jaune

La semaine dernière, j’ai préparé des décoctions pour teindre un écheveau de maco-mérinos.

J’ai voulu essayer des mixtures à partir d’épices et végétaux que j’avais sous la main : clous de girofle, pommes de pin, curcuma, safran, quelques feuilles de pommier, graines de rocou, du thé noir.

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Comme je n’étais pas sûre d’obtenir de fantastiques résultats, j’ai commandé sur le site Alysse, quelques plantes supplémentaires : du bois de santal et des écorces de bourdaine.

J’ai commencé par mon mélange pommes de pin et clous de girofle :

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Je l’ai ensuite nuancé avec du thé :

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J’ai continué avec le curcuma et le safran, les graines de rocou et feuilles de pommier, l’écorce de bourdaine, le bois de santal…

Les écorces de bourdaine :

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Le bois de santal, j’adore la couleur :

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Le résultat final :

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Le bois de santal a donné un rose orangé :

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A droite, sur la photo, le jaune moutarde très vif (presque orange) du curcuma et safran. En bas à gauche, l’écorce de bourdaine qui a donné un marron cuivré :

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Avec les graines de rocou et les feuilles de pommier, j’ai obtenu un jaune vif (en bas, à droite, sur la photo) :

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Et cette fois-ci, je garde toutes mes potions pour les réutiliser ultérieurement sur du feutre et du textile…

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Teintures végétales

Hier, j’ai testé le pouvoir colorant de ma cueillette de plantes.

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J’avais confectionné au préalable des sachets, style sachets de thé géants, avec deux carrés de compresses tissées cousus ensemble pour éviter d’avoir à filtrer le bain colorant.

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Le bain de ronces :

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A l’arrière plan, la laine cuit dans le bain de lichens, et au premier plan, le liquide sombre est un bain de mûres :

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Le bain de lichens :

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Je trempe les écheveaux partiellement dans chaque bain, afin d’obtenir plusieurs couleurs et des dégradés sur chaque écheveau. La couleur jaune du premier plan a été obtenue avec les ronces, alors que j’attendais plutôt du gris. La laine trempe dans la décoction de mûres (mûres, vinaigre blanc et sulfate de fer) :

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A droite, dans le récipient marron, le bain de ronces. A gauche, dans la grande bassine, je viens de plonger un sachet de bois de campêche dans de l’eau (j’avais acheté du bois de campêche chez Couleur Garance pour être sûre d’avoir au moins une couleur très vive sur mes écheveaux), l’eau se teinte immédiatement en rouge pour foncer jusqu’au violet, au moment de la cuisson :

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Le bain de racines de garance voyageuse :

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J’ai mélangé, en fin cuisson, le bain de garance et celui d’écorces de poirier que je trouvais trop pâle :

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Le rose est obtenu avec les racines de garance voyageuse, le jaune avec les lichens :

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Le bois de campêche a donné un violet profond.

Les mûres ont donné un joli gris clair.

Les racines de garance voyageuse ont donné du rose.

Les écorces de poirier ont donné du jaune.

Le mélange d’écorces de poirier et de garance a donné un rose oranger très intéressant.

Les lichens ont donné du jaune foncé.

Les ronces ont donné du jaune citron.

Les ronces avec un ajout de sulfate de fer ont donné un ocre nuancé.

 

J’aime beaucoup la couleur des racines de garance, j’ai déjà commencé à en arracher d’autres pour une prochaine fois. L’été prochain, je testerai des feuillages et écorces que l’on trouve très facilement en Dordogne : le noyer et le châtaignier, les deux arbres emblématiques du Périgord noir.

 

 

Préparation de teintures végétales

Sarlat vu de l’ascenseur panoramique construit par l’architecte Jean Nouvel :

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En ce moment, je suis en vacances à la campagne, en Dordogne, j’en profite pour ramasser des plantes qui me serviront à faire des teintures végétales pour la laine.

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La semaine prochaine, je vais essayer la teinture avec les ronces, les mûres, les lichens, de l’écorce de poirier et des racines de garance voyageuse qui pousse un peu partout au bord des chemins.

J’ai ramassé des lichens :

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Je les ai mis dans des bocaux avec de l’eau et un peu d’ammoniaque :

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Sur la photo, les lichens viennent juste d’être mis en bocal. Depuis, l’eau est devenue rouge foncé, presque noire.

Les ronces sont coupées en petits morceaux :

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Les mûres macèrent dans de l’eau, du vinaigre blanc et une pointe de sulfate de fer :

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Je vais essayer aussi l’écorce de poirier sur laquelle il reste un peu de lichen :

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Il me reste à broyer les racines de garance voyageuse :

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Je vais préparer ma laine aujourd’hui avec de l’alun et de la crème de tartre, et j’espère faire mes teintures dès lundi…

A suivre…