Essais de teintures végétales à la filature de Belvès

Voici quelques photos (avec beaucoup de retard) de mes essais de teintures végétales réalisés à la Filature de Belvès, lors du stage d’initiation sur 2 jours avec Mathilde Guignard.

La préparation des laines avec l’alun et la crème de tartre :

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J’ai choisi de teindre une grosse laine filée par Spinspanspun (au premier plan) et de la Maco Mérinos plus fine (au second plan). Après le bain de mordançage, la laine a déjà pris une légère coloration due au contenant dans lequel elle a cuit.

Il faut ensuite choisir les couleurs et cueillir les plantes…

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Mathilde nous a montré les innombrables plantes tinctoriales que l’on peut cueillir au cours d’une simple promenade. Ci-dessus la garance qui pousse un peu partout au bord des chemins.

De retour dans la « cuisine », j’ai choisi la garance, le géranium sauvage (« herbe à Robert ») et l’aulne pour ma laine Spinspanspun.

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Le géranium sauvage ou « herbe à Robert » dans une bassine en cuivre pour accentuer la couleur verte du rendu :

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Pour l’un de mes écheveaux de Maco Mérinos, j’ai choisi la garance et la gaude :P1000621

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Le 2ème écheveau de Maco Mérinos a trempé dans le bain d’indigo de façon à obtenir un subtile dégradé bleu :

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Et voici le résultat final :

-à gauche : garance (rouge) et gaude (jaune) / à droite : garance (rouge), géranium (vert), écorce d’aulne (marron kaki)

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-l’indigo :

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Cette initiation m’a donné envie de tester d’autres plantes : la ronce des haies, les feuilles de carottes, l’acacia… A suivre, donc, cet été !

Pour acheter le matériel et des livres, rendez-vous ICI sur le site de Couleur Garance… Et pour vous lancer, je vous recommande le stage !

 

 

Filature de Belvès

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La semaine dernière, pendant mes vacances en Dordogne, j’ai visité la filature de Belvès et suivi un stage de teinture végétale de deux jours proposé par Mathilde Guignard, avec quatre autres sympathiques participantes.

L’espace boutique et ateliers (tissage, feutrage) de la filature est magnifique :

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Le stage était très intéressant et m’a ouvert un nouvel univers de couleurs. Voici l’expo improvisée de nos essais sur le tissu (pour mes essais de teinture sur la laine, ce sera le sujet d’un prochain article) :

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La filature se situe dans le village de Fongauffier, sur la commune de Monplaisant, à côté de Belvès, dans le Périgord, au sud du département de la Dordogne.

Elle est ouverte tous les jours (sauf le samedi) de 14H à 18H, et en juillet – août, tous les jours de 10H à 19H.

La boutique propose un bon choix de laines et fils divers à tricoter, matériel, ainsi que de nombreuses créations artisanales (accessoires tricotés, vêtements feutrés ou tissés…).

La filature de Belvès propose, tout au long de l’année, des ateliers ou stages de broderie, couture, patchwork, feutrage, tissage, tissage aux cartons, filage… Avec en plus, un sympathique café tricot, chaque dimanche d’octobre à mars (renseignements sur le site de la filature).

Les jolies couleurs du Périgord à Pâques

Quelques photos de mon séjour en Dordogne pour les vacances de Pâques, avec notamment la visite de la filature de Belvès dont je reparlerai dans les prochains jours…

Le château de Commarque :P1000542b

Le château de Laussel juste en face de Commarque :P1000537b

Cadouin :P1000545b

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Sarlat :P1000564b

A Fongauffier :P1000606b

Filature de Belvès : P1000627b

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Journées de la laine à Felletin (3)- Techniques et machines

Dernière partie consacrée à mon séjour à Felletin pour les Journées nationales de la laine 2013.

Techniques et machines

Tout d’abord, le plus impressionnant, la visite de la filature artisanale Terrade avec sa grosse machine, dans un bruit assourdissant :

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L’entreprise familiale installée à Felletin depuis 1910 est l’une des dernières à transformer la toison en fils. On y découvre toutes les étapes : la préparation des laines, le cardage, le filage, le retors pour créer une laine solide, le bobinage et la mise en écheveaux, puis la teinture réalisée à l’oeil de façon totalement artisanale et sans aucun cahier de « recettes ».

La filature Terrade s’est spécialisée dans la création de fils sur-mesure pour les ateliers de tapisseries comme la manufacture Pinton.

Métier de basse-lisse dans les ateliers Pinton :

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La manufacture Pinton réalise également des tapis d’art avec la technique du hand-tuft. Le tapis est confectionné à partir d’une toile tendue qui peut être de très grande taille (le tapis qui était en cours de réalisation ne rentrerait même pas chez moi), sur laquelle l’artisan projette de la laine avec un pistolet :

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Le travail est réalisé sur l’envers (comme pour la tapisserie) :

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Comme pour la tapisserie, cette technique permet une grande créativité, chaque tapis est unique et réalisé sur-mesure à partir du dessin fourni par l’acheteur.

Le dimanche, j’ai suivi une initiation à la tapisserie de basse-lisse avec France-Odile Perrin-Crinière de l’Atelier A2. L’objectif était de comprendre le principe de la tapisserie et d’en mesurer les difficultés. Nous étions quatre personnes avec chacune un cadre en bois:

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et un dessin composé de lignes droites et courbes à reproduire :

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Le tapissier, appelé « lissier » ou « licier », travaille toujours sur l’envers. Chaque changement de couleur l’oblige à interrompre le fil de trame utilisé et à faire une sorte de noeud. Ainsi la face du travail est parsemée de bouts de fils. Lorsqu’il utilise un métier de basse-lisse (et non un cadre comme sur la photo ci-dessus), il n’a sous les yeux qu’une partie de la tapisserie qui, à mesure de son avancement, est enroulée sur le rouleau devant lui (« l’ensouple »). Pour vérifier son travail, il utilise un miroir qu’il passe sous le métier pour regarder l’endroit de sa tapisserie. Les fils de trames sont passés à l’aide de flûtes en bois.

Au salon des créateurs, il y avait différents petits cadres pour la tapisserie et le tissage, je pense que c’est un achat que je ferai très bientôt, car cela permet de faire des petits tableaux tissés décoratifs de façon plus pratique qu’avec mon Knitter Loom plutôt utile pour les vêtements et accessoires :

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Il y avait aussi de très beaux métiers à tisser :

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Et évidemment des rouets :

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Par contre, j’espérais voir de jolis fuseaux mais à part les fuseaux Ashford du stand Artifilum, je n’ai pas vu de fuseaux à vendre.

Ma visite virtuelle des journées de la laine se termine là. Tout m’a passionnée et j’ai déjà décidé d’y retourner l’année prochaine !

J’espère vous avoir donné envie d’y aller (les épisodes 1 et 2 de ma visite sont ici et ). Pour les Parisiennes sans voiture qui hésiteraient (j’en connais plusieurs) : le transport se fait assez facilement (il y a des lignes de cars), et puis en passant par Ravelry, on peut prendre contact avec de gentilles tricoteuses qui ont une voiture (merci Elise ! 😉 ).