Teintures végétales

Hier, j’ai testé le pouvoir colorant de ma cueillette de plantes.

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J’avais confectionné au préalable des sachets, style sachets de thé géants, avec deux carrés de compresses tissées cousus ensemble pour éviter d’avoir à filtrer le bain colorant.

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Le bain de ronces :

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A l’arrière plan, la laine cuit dans le bain de lichens, et au premier plan, le liquide sombre est un bain de mûres :

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Le bain de lichens :

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Je trempe les écheveaux partiellement dans chaque bain, afin d’obtenir plusieurs couleurs et des dégradés sur chaque écheveau. La couleur jaune du premier plan a été obtenue avec les ronces, alors que j’attendais plutôt du gris. La laine trempe dans la décoction de mûres (mûres, vinaigre blanc et sulfate de fer) :

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A droite, dans le récipient marron, le bain de ronces. A gauche, dans la grande bassine, je viens de plonger un sachet de bois de campêche dans de l’eau (j’avais acheté du bois de campêche chez Couleur Garance pour être sûre d’avoir au moins une couleur très vive sur mes écheveaux), l’eau se teinte immédiatement en rouge pour foncer jusqu’au violet, au moment de la cuisson :

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Le bain de racines de garance voyageuse :

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J’ai mélangé, en fin cuisson, le bain de garance et celui d’écorces de poirier que je trouvais trop pâle :

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Le rose est obtenu avec les racines de garance voyageuse, le jaune avec les lichens :

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Le bois de campêche a donné un violet profond.

Les mûres ont donné un joli gris clair.

Les racines de garance voyageuse ont donné du rose.

Les écorces de poirier ont donné du jaune.

Le mélange d’écorces de poirier et de garance a donné un rose oranger très intéressant.

Les lichens ont donné du jaune foncé.

Les ronces ont donné du jaune citron.

Les ronces avec un ajout de sulfate de fer ont donné un ocre nuancé.

 

J’aime beaucoup la couleur des racines de garance, j’ai déjà commencé à en arracher d’autres pour une prochaine fois. L’été prochain, je testerai des feuillages et écorces que l’on trouve très facilement en Dordogne : le noyer et le châtaignier, les deux arbres emblématiques du Périgord noir.

 

 

6 réflexions au sujet de « Teintures végétales »

    • Il faut mordancer la laine (ou le textile) au préalable, c’est à dire préparer la laine pour que la couleur pénètre et se fixe. La laine a été cuite pendant une heure, deux jours avant, avec de l’alun et de la crème de tartre. Tous les produits nécessaires sont commercialisés sur le site de Couleur Garance.

  1. Merci pour toutes ces photos et tous ces commentaires ! C’est super de voir toutes ces couleurs et leurs ingrédients d’origine ! Et le cadre de fabrication est plutôt sympa dis donc ! Je suis toujours ravie par tes articles !!!

    • Ce n’est pas la couleur que j’attendais, j’ai utilisé des ronces sèches. Peut-être que la couleur est différente si on utilise des ronces qui viennent d’être cueillies. Cela dépend aussi peut-être du temps et température de cuisson… Si tu expérimentes la teinture de ronces, je serais curieuse de savoir si tu obtiendras la même couleur que moi.

  2. Ping : Teinture végétale (lichens) & Projet 365 jours de filage au fuseau #semaine17 | citronnelle-églantine

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